La chine a vélo

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samedi, mai 27, 2006

Le debut de la fin ?

Ca, y est ! Nous voila arrives a Chengdu, fin de notre voyage a velo. C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre, et qui promet d'etre bien different ! Chengdu est une ville enorme (11 millions d'habitants tout de meme...), et notre entree a velo dans cette megapole a ete assez folklorique...

Petit retour sur les deux dernieres etapes quand meme : Leshan --> Meishan, et Meishan --> Chengdu. Deux journees globalement tres similaires : 80 km, de courts passsages interessants, et beaucoup de grosses routes toute droites extremement lassantes. A la sortie de Leshan, nous nous sommes tout de meme engages sur une (toute) petite "route", qui s'est en fait rapidement transformee en vague chemin ; on a donc eu droit a une petite vingtaine de kilometres "Off road", au milieu de paysages splendides. En plus, ca nous aura permis de rentabiliser les VTTs :-) Sur le coup de midi, on s'arrete au hasard a un resto de bord de route, tenu par un vieux papy de 89 ans. Ses filles vivant a Taiwan sont de retour en Chine a ce moment la, on mange au milieu de toute la famille, tous adorables : ils finiront meme par nous offrir le repas (excellent, en passant). Le soir, on pensait dormir dans un tout petit beld du style Renhe (voir bien avant, entre YongSheng et Panzihua), mais on s'est finalement poses au "Renhe Hotel" de Meishan ; oui, a defaut d'avoir respecte la taille de la ville, on est reste fideles au nom :-)

Lendemain et dernier jour de velo, rien de special a raconter : encore une fois, quelques routes sympas le matin (mais goudronnees :-( ), et surtout de longues nationales fatiguantes pour le moral pendant la majeure partie de la journee. On arrive autour de Chengdu vers 16h, il nous en faudra une de plus pour atteindre le centre (c'est vraiment gigantesque), et encore quelques derniers coups de pedale pour trouver le Mix Hostel, dont nous avions recupere la carte chez Mama Naxi (Lijiang). Au passage, la circulation dans cette ville est completement crazy (J., si tu me lis, cet anglais t'es dedie), avec 4 personnes a chaque carrefour pour reguler la circulation des.... velos et scotters. Oui, il y en a au moins autant que de voitures, c'est hallucinant. Voila, c'est la fin du pedalage, on est heureux, mais la gorge un peu nouee quand meme : on a passe des moments magiques sur nos becanes, la suite promet d'etre bien differente...

A un de ces jours !

Rodolphe

mercredi, mai 24, 2006

Emei, photos !


The endless path...





















Feng shui, vous avez dit Feng Shui ?




















Temples...















Force basque :-)
















Un singe pas manchot !















Non, ce moine ne dort pas, il lit !

















Vos deux serviteurs















Panorama brumeux


















les fameuses marches !

Emei, mon ami

Bonjour tout le monde !

Bon, eh bien voila un bout de temps que je ne vous ai pas donne le dernier episode des "Tribulations de deux francais en Chine". Et pour cause, elles ont ete assez intenses, les tribulations.

Vous nous avez quitte a Xixhang, prets a prendre le train, guillerets et confiants en l'avenir comme jamais. C'est donc la bouche en coeur que nous nous appretons a prendre le train 714 pour Emei ; la realite est bien plus cruelle, implacable : "No bikes on the train" nous dit on dans un anglais plus qu'approximatif (on ne va pas se plaindre, on aurait ete bien embete de devoir comprendre ca en chinois...). Pourtant, a l'achat des billets, la veille, on nous avait bien assure que c'etait possible... Apres moults et moults palabres, nous finissons par comprendre que c'est possible, mais a part, dans un wagon special bagages volumineux. Et que c'est trop tard, parce qu'il faut poser les velos une demi journee avant... Total, depart reporte au lendemain !

Lendemain, rebelote donc. Ce coup ci on a pose les velos avant midi, et le depart se fait sans souci. La montee dans le train est un moment de pure folie chez les chinois : a croire qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort, bien que tout le monde dispose d'une place numerotee... les gens se precipitent, se bousculent, entreposent leur bagages au dessus des tetes de maniere anarchique... mais bon ca se tasse, et le train demarre. C'est plutot propre, assez neuf, on s'attendait a pire. Par contre les sieges sont d'une raideur a faire palir un fakir, et le dossier est bien droit ; ca va etre dur de dormir. Pourtant, nous passerons bien la nuit dedans, pour arriver a Emei a 4h52 precises. Oui, pour les sceptiques, les trains chinois sont a l'heure !

Imaginez nous donc a 5h du mat', dans une gare inconnue, froid, pluie battante. On recupere les velos (sans mal, curieusement), et la, grosse question : que faire ? Attendre que le jour se leve, d'abord. Ensuite, tenter un petit dej' de fortune a base de biscuits et de jus d'orange. Enfin, se faire attraper par une "rabatteuse" d'un hotel du coin. On se laisse convaincre (la pluie aidant...), pour se retrouver au "Teddy Bear Hotel", en fait super auberge de jeunesse, pas chere, d'une incroyable proprete (denree rare dans ces contrees), et au staff super sympa ! Coup de bol quoi. On y attend quelques heures, voir comment la meteo evolue. A midi, ca se degage ; on a pas dormi, mais c'est pas grave, on attaque le mont EMEI (EmeiShan, en chinois).

Alors la, ca va etre du gavage pour les yeux pendant trois jours ; je pourrais en parler pendant des heures, mais je pense que je vais faire court et plutot mettre des photos. Pour faire simple, EmeiShan, c'est ca : des marches de pierre, une incroyable vegetation, des ruisseaux et cascades, des temples bouddhistes, des morceaux de brume, des singes, un panorama geant, bien servi par l'altitude du mossieur : 3099 m, pour un depart a 500 m environ. Oui, vous comptez bien, cela fait 2500 m de denivelee, que nous feront en deux jours a la montee. Le chemin fait une quarantaine de kilometres, quasiment exclusivement composes de marches...

Pas de chance, il y aura une brume tenace au sommet, que nous atteignons le deuxieme jour vers 17h, en compagnie d'un camarade australien rencontre en route (a qui nous devons les photos, puisque, pour ceux qui ont suivi, notre numerique est hors course...). Le lendemain, lever 5h30 pour voir le lever du soleil depuis le sommet ; rate, nous sommes toujours dans les nuages, et ceux ci ne se dissiperont pas de la journee. Nous entamons la descente peu avant 8h, et terminerons peu avant... 20 h ! il faut dire que le chemin que nous avons emprunte pour la descente, different de la montee, fait 50 km de long... Nos pauvres guiboles s'en souviendont :-)

Voila, retour au Teddy Bear, nuit bien appreciee, et depart pour Leshan le lendemain : 40 km de velo qui passeront tres rapidement. Apres l'epreuve du passseport francais pour les receptionnistes chinois (ils y passeront une bonne demi heure), suivie d'une douche, nous avons visite le fameux bouddha geant de Leshan : 70 m de hauteur, taille a meme la falaise ! Les chinois n'ont pas fait dans le detail !

Ouf ! nous voici (un peu rapidement, je vous l'accorde) a jour dans "Les aventures de Ro & Charlie a l'autre bout du monde" (je vous l'accorde, le titre est un peu long ; peut etre avez vous de meilleures suggestions ?)
Il nous reste deux etapes de velo pour rallier Chengdu, fin du periple velocipedique. On trouvera surement la bas de quoi sustenter votre appetit lectural ! (mon francais part en vrille, il vaut mieux que j'arrete la !)


++ les gens !

Rodolphe

jeudi, mai 18, 2006

Photos, acte 2




Mais quand meme des petits chinois partout !

















Propagande ?
















La route n'est finalement pas si plate dans la vallee de Panzihua a Xichang...















Contraste
















Meeuuuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhh ! En fait, cet imposant animal a une voix toute fluette.
Attention aux cornes tout de meme :-)



















LE camion chinois. On croise un bon millier par jour, tous pareils, tous bleus. Celui ci transporte du charbon, aux alentours de Panzihua.















Rien a faire, on ne s'en lasse pas, c'est toujours aussi beau !
















Il pleut maintenant !















Le vent se leve !


















En chine, tout le monde a droit a son petit trou dans la couche d'ozone :-)


















C'est encore plus joli avec de l'eau !

















Rizieres en terrasse, a flanc de montagne. Attention au torticoli :-)















Entre Lijiang et YongSheng, Charles prend la pose devant des gorges somptueuses

Dans la vallee...

... de Panzihua a Xichang... la la la la la la la la j'ai cru entendre les echos...

Bonjour tout le monde !

Voila voila, nous avons acheve notre remontee Sud / Nord le long de la vallee de Panzihua a Xichang. Globalement, des paysages assez similaires tout le long, mais des experiences tres differentes a chaque etape, toutes execptionnelles. Il faut dire que les distances relativement faibles entre chaque ville-etape et le relief plutot clement (on suivait un fleuve a flanc de montagne, donc quelques bosses, mais pas de denivelles monstrueux) nous permettaient d'arriver relativement tot dans l'apres midi, et donc de mieux profiter de ces escales.

D'abord, a Miyi, nous avons pu decouvrir une ville charmante, ni trop petite ni trop grosse, avec des marches ultra sympas, des petites rues a tomber par terre (au figure, et au propre si vous ne faites pas gaffe aux morceaux de pasteques jonchant le sol). Un petit billard accompagne d'une bierre au coucher du soleil juste avant un plat de mi-fan (riz :-) a acheve de nous convaincre. On s'est presque pose la question de rester un jour de plus, et puis finalement non.

Le lendemain, direction Dechang. Sur le coup de midi, apres une quarantaine de bornes, et au sommet d'une chtite rampe qui aura bien fait chauffer nos mollets, nous decouvrons un petit village plante au milieu d'une vegetation completement folle, absolument extraterrestre (non, sans rire, ca ne peut venir que d'une autre planete). La, alors que nous scrutons les devantures a la recherche d'une eventuelle fan-dienne (pitit resto), nous apercevons un groupe de chinois nous faisant bonjour a grand renforts de cris et de signes en tout genre ; soyons polis, allons leur rendre leur bonjour. On nous invite a nous assoir, on nous offre du the (enfin, de l'eau chaude, sans feuilles dedans :-), puis de la pasteque, et enfin une bierre. Si avec tout ca on a encore soif... Il y a bien une cinquantaine de personnes autour, dont un fort pourcentage de gamins. On tente de communiquer, on leur explique qu'on vient de france, ils nous demandent si on peut leur montrer de la monnaie francaise (par chance, j'ai quelques euros avec moi). On prend un polaroid qu'on leur donne, c'est la folie generale. On se lance dans une distribution de petits echantillons de parfums ; la, c'est l'hysterie la plus complete ; les gens, adultes comme enfants, se les arrachent litteralement, si bien qu'on se demande s'il ne vaut pas mieux s'arreter, de peur de declencher une emeute. En pratique, completement impossible, les gamins sont surexites, et le stock est dissemine en deux temps trois mouvements. Ca se calme, on reprend un pola avec tous les sourires, et on s'apprete a repartir. C'est a ce moment qu'un chinois tout sympa s'approche et nous dit "I'm an english teacher in the local school ; would you mind coming there during a lesson to talk with my students ?" Mais bien sur ! Nous voila donc en face d'une classe bien agitee, encerclee par des hordes d'eleves venus de toute parts ; ils sont aux fenetres, aux portes, dans le couloir ("Ro, tu veux bien aller chercher le pola qui est sur les velos ?" "Impossible, le couloir est bonde..."), partout. Ils nous posent quelques questions, auxquelles nous nous plions de bonne grace. On nous propose un hotel dans le village, et nous decidons donc de halter la pour la nuit, au lieu de poursuivre vers Dechang. Petite sieste (toutes ces emotions nous ont bien tues ; on prefere encore rouler :-), et notre sympathique professeur revient nous voir pour nous demander de repasser a l'ecole dans la soiree. De fait, il nous invitera d'abord a manger, puis nouvelle seance de questions avec les eleves, et surtout d'autographes : on a du laisser nous petites lettres sur une centaine de cahiers (au moins...). Puis, dodo.

Du coup, re-direction Dechang au reveil suivant. Il ne reste plus que 55 km, ca va vite. Arrives, on tombe sur l'hotel le plus miteux du Sichuan (enfin, on espere, parce qu'on veut vraiment pas savoir si c'est possible de faire plus sale :-). En fait, la chambre est propre et tres sympa (petite table basse, du the comme toujours), et un hibou miniature cohabite avec un chat dans la cage d'escalier. Le soir, repas hyper sympa dans un chti resto sur la place du marche ; on mange avec toute la famille (3 enfants : la politique de l'enfant unique ne semble pas etre arrivee partout, malgre les innombrables panneaux de propagande qu'on a pu croiser sur la route) ; on leur laisse une photo, super moment.

Apres une nuit plutot agitee (tele en dessous jusqu'a pas d'heure, conversation "animee" sur le coup des 4-5 heures du mat), nous nous arrachons pour Xichang, derniere etape de cette vallee. On a passe l'apres midi a tenter de trouver un magasion d'appareils photos (pour tenter de faire reparer celui de charles, qui vient de tomber en rade, ou bien en acheter un autre), sans succes. On retentera demain...

Changement de programme pour la suite : on a "perdu" (mais ca vallait sacrement le coup) quelques jours a droite a gauche, et certaines etapes entre Xichang et Emei s'annoncent beaucoup plus longues que prevu. Il faudrait sans doute les couper, et donc y passer un peu plus de temps. Du coup, on a peur de ne pas avoir assez de temps a Chengdu et Xian, et nous allons donc employer la ruse de la chenille : nous allons prendre le train, pour zapper directement de Xichang a EmeiShan. Ca nous laissera plus de temps pour profiter de la region de Chengdu, et surtout de ne pas etre speed tout le temps. Il faut dire que cette premiere moitie de voyage a ete tres intense, et qu'on sent qu'on appreciera aussi de profiter plus sereinement. Voila voila, depart en train demain soir donc ; ca nous laisse une journee pour visiter Xichang (au bord d'un lac magnifique), et peut etre passer voir un prof d'anglais (encore un !) que nous avons croise a la gare, pour parler avec ses eleves.

Tout ca !

Allez, bises tout le monde

Rodolphe

mercredi, mai 17, 2006

Garde Bouses...

... heureusement que nos velos en sont equipes :-)

lundi, mai 15, 2006

Visages

Amuses, souriants, hilares, etonnes, surpris, meduses. Effraye, cachant son enfant pour ne pas qu'il nous voie, ou au contraire enchante, et nous designant a grands signes et cris pour que son enfant nous voie. Aimables, attires, indifferents, jamais agressifs. Absolument completement mort(e)s de rire lorsqu'il s'agit, pour ces deux hotesses d'un hotel de panzihua, de tenter de comprendre ou est notre nom sur le passeport. Charmant, lorsque nous tentons de comprendre ce qu'il nous demande de mettre -ou ne pas mettre- dans notre future assiette. Se retournant en masse a notre passage dans chaque rue, formant un attroupement des que nous nous arrettons pour demander notre chemin -fane dienne tzai na li ?

Voila, les chinois, c'est tout ca.

dimanche, mai 14, 2006

De Lijang a Panzihua

Bonjour tout le monde !

Quelques lignes rapides...
On vient d'arriver a Panzihua, au terme de 3 etapes magnifiquement fabuleuses. Des paysages a couper le souffle, et d'un extraodinaire diversite : montagnes, gorges, rizieres en terrasse ou en plaine, melanges de couleurs hallucinants (terre rouge, rizieres vertes, ble jaune, ciel bleu). C'est promis, on met d'autres photos en ligne des que possible ! La meteo a ete tres diverse aussi :-) On est partis avec le soleil de lijiang, puis de gros nuages sont apparus dans la journee, mais ca a tenu jusqu'a YongSheng. De la, le lendemain, matinee tres ventee avec un ciel tres menacant ; ca a finit par craquer vers midi, pour se transformer en vraie tempete : vent et pluie dantesques. On a coupe l'etape YongSheng --> Panzihua en deux, car elle etait beaucoup trop longue (170 km en tout, que de la montagne) ; la meteo nous a finalement aide a nous decider :-) Tant mieux, car aujourd'hui (dimanche), plus de vent, et une pluie fine le matin qui s'est bien vite arretee ; heureusement car il restait 120 km, avec deux cols a passer. On est arrives tard a Panzihua, pas mal galere pour trouver un hotel qui veuille bien de nous (et de nos velos...), mange a 22h, et nous voila, fidele au poste de transmission pour les niouzes bi-alea-hebdomadaires.

Toute la region est tournee vers le .. charbon. Si si. Cote equipements, ca va de la presse de campagne a la centrale electrique ; du point de vue transport, 9 vehicules sur 10 que l'on croise sur les route est un camion (bleu) transportant du charbon. Pleins a craquer (certains craquent vraiment : essieu casse, moteur sur la route au milieu d'une montee, pneus creves, ... chaque ville le long des routes possede son lot de garages s'affairant autour de ces epaves) , ils vont je ne sais ou alimenter l'insatiable appetit en energie de l'economie chinoise. Ca se ressent tres fortement a l'arrivee sur Panzihua, ou l'on a croise 2 centrales electriques a 10 km d'intervalle.

Voila, depart demain pour Miyi, je sens qu'on va bien s'amuser pour trouver notre chemin depuis le centre de Panzihua : c'est une grande ville, avec des gros axes de partout, mais rien de bien praticable par nos bi-roues favoris :-(

A tres bientot les gens !

Klaxon...

La ou un pauvre francais ne voit (enfin, plutot, n'entend) qu'un coup de gueule rageur au milieu du traffic, voire meme une insulte automobilesque, les chinois ont revolutionne l'usage de cet acoustique appareil : c'est un mode de communication a part entiere. Un simple coup suffit a prevenir le vehicule situe devant soi que l'on va tenter un depassement ; cela evite d'incessants coups d'oeils dans le retroviseur : plutot que de chercher a savoir si l'on va etre double ou pas, il suffit d'attendre qu'on nous avertisse (d'ou l'autre nom du klaxon : avertisseur) ! Bien plus facile ! Notez que dans le cas des velos, c'est encore plus pratique vu qu'on ne dispose pas de retroviseurs. Certains argueront qu'on entend de toute facon les vehicules venir, etant donne le faible bruit diffuse par le moteur de velocipede. Pas entierement faux, mais ce serait sans tenir compte du fait que les coups de klaxons de chaque voiture, camion, tracteur, ou je ne sait quoi d'autre nous percent les tympans a chaque depassement. Au final, on devient sourd, et on a bien besoin de ce bruit strident pour nous prevenir...
Un double "Pouet !" peut signifier "Bonjour", tres frequent pour saluer les etrangers. Ainsi, apres le premier "Pouet" nous avertissant du futur depassement, on a souvent droit aux deux suivants. Les tympans apprecieront...
Un "BIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip" prolonge peut marquer l'agacement. En ville, les embouteillages melant Yaks et 38 tonnes etant frequents, on peut facilement suivre "au bruit" le trace de la rue principale. Tres pratique pour preparer le trajet du lendemain.

jeudi, mai 11, 2006

Canape volant

Vieilles pierres


Rizieres


La Mule et le Dromadaire





C'est assez simple : l'un porte ses sacoches sur le cote, facon mule, l'autre sur le dos, facon chameau

Kunming




Note

Hey hey !

Bon, Charles a entrepris l'herculeen travail de tout vous raconter en detail depuis le debut, donc je ne vais pas recommencer. A la place, voila quelques messages "thematiques", avec des photos, si la connexion le veut :-)

mercredi, mai 10, 2006

Detour par ZhongDian

Bonjour les gens,

Voila les details de nos dernieres tribulations. Leger changement de programme : de Lijiang, nous sommes partis en bus a ZhongDian, petite ville de style tibetain, mais encore sur le territoire chinois, et pas au tibet (donc pas besoin de visa special pour y acceder). Sur la route, nos yeux ont pu gouter a des paysages sublimes de hauts plateaux (ZhongDian est situee a 3200 m d'altitude) bordes de constructions de sytle tibetain.

La vieille ville tibetaine est charmante : des maisons en bois bordent des petites rues pavees (mefiance, ca glisse quand c'est humide, c'est a dire assez souvent vu que les chinois derversent leurs eaux de vaisselle dans le rue :-). On est monte au monastere situe un peu en dehors de la ville (environ une heure de marche), pour decouvrir un ensemble de temples et d'habitations (le monastere est aussi un lieu de vie pour les nombreux apprentis moines et leurs mentors), toujours dans un pur style tibetain, au milieu d'une plaine bordee de sommets depassant allegrement les 5000 m...

Au coucher du soleil, on a pu prendre des photos magnifiques. Toujours pas pu les mettre en ligne : ici la connexion est assez rapide, mais les PCs ne reconnaissent pas les bidules USB. Promis, un jour.

Le lendemain, retour vers le sud a Quiaotaou pour le depart dans les gorges du saut du tigre, ca promet d'etre grandiose.

A tres vite tout le monde !

Rodolphe

lundi, mai 08, 2006

Premieres etapes

Bonjour tout le monde !

Bon, un chti message rapide pour vous tenir au courant : on est arrives a Lijang (voir les cartes), apres une micro-etape pour arriver a Dali apres le voyage en bus, puis une demi etape de Dali a Shaping, une etape enorme entre Shaping et Heqing, et une autre facile pour arriver a lijang. Le but du morceau Dali - Shaping etait de gagner un peu de kilometres sur l'etape suivante ; l'idee etait plutot bien inspiree car les 100 km reliant Shaping a Heqing ont ete assez monstrueux a eux seuls, avec 15 bornes de montee pour un col pas a piquer des hannetons...

Les paysages sont sublimes, des champs cultives (ble et riz) a perte de vue au bord de toutes les routes, mais dans des cadres tres varies (plaine, montagne, sec ou humide suivant l'irrigation). Le contact avec les gens est etonnant, surtout quand ils nous voient arriver a velo ; quelques moments hyper sympas avec quelques locaux, meme si la communication est parfois "tricky" en chinois. On essaie de s'y mettre (je dois dire que charles se debrouille sacrement bien), ca devrait aller en s'ameliorant :-)

Il y aurait tant de choses a vous raconter, mais les connexions internet sont (tres) lentes. Idem pour les photos, on les chargera en masse sur le blog des que cela ira plus vite. Normalement cela devrait etre le cas a Panzihua.


Allez, je vous quitte, j'aurais vraiment aime vous en dire tellement plus...

Bises,

Rodolphe

jeudi, mai 04, 2006

Kunming...

Bonjour a tous !

Voila deux jours que nous parcourons Kunming en long, en large, et en travers. Au menu, tourisme, recherche de velos, et plats (tres epices). Oui question cuisine, n'esperez pas trouver un quelconque bout de viande, pates, riz, ou soupe, sans deux ou trois piments bien efficaces dedans... c'est super bon, faut juste avoir le palais pas trop sensible. Ah oui, le matin au petit dej', c'est quand meme un peu difficile le roll au piments :-) Globalement, on a mange "dans la rue", pas cher, hyper sympa, tres bon ; pas d'ennuis gastriques pour le moment, on touche du bois (charles me fait un hummmm... exprimant le doute en relisant ca :-)

La quete des velos a ete longue et difficile, un parcours seme d'embuches, digne des plus grands jeux de pistes, un mix de course d'orientation longue distance et de "qui veut gagner des millions" version chinoise. Globalement, il a fallu 5 iterations dans differents magasins et boutiques pour finalement converger vers le "Bike Mart", la mecque locale de la bicyclette. Le choix de l'engin n'a pas lui non plus ete de tout repos, mais nous disposons a present de deux montures un peu rustres, mais solides. Test d'usage tres prochainement.

Ah oui, quelques anecdotes assez marrantes :

  • des chinois qui nous prennent en photo au zoo. C'est dommage, il suffisait de nous demander avant, il n'y avait pas besoin de payer le ticket d'entree :-)
  • record de prix pour un repas : 5,50 Yuans pour deux, soit pas loin de 0,55 euro, ou encore 2 francs par personne (c'est encore la devise la plus pratique qu'on a trouve pour les conversions, sinon on depasse jamais l'unite :-)
  • Apres moultes peripeties pour tenter de trouver des sacoches pour velo, on a cru pouvoir donner une lecon de debrouillardise au chinois, en achetant de vulgaires sacs de voyage qu'on a accroche au porte-bagages. En pratique, quand ils ont vu ca, ils ont tous tout exclame en disant "c'est genial", et deux secondes plus tard, il y avait 3 chinois autour des sacoches tentant d'optimiser le bidule. Resultat, cinq minutes apres, ils avaient sacrement ameliorer l'accrochage. Morale : ne tentez pas de doubler ces gens la sur leur propre terrain !

Promis, on pose quelques photos tres bientot !

Rodolphe

P.S. : Ah oui, truc marrant, je peux editer mais pas lire mon blog depuis ce charmant pays. Vous lisez donc en ce moment meme un message poste de la bas, mais je ne pourrai lire vos commentaires qu'a mon retour ! C'est pas une raison pour vous abstenir : ca me fera plaisir de lire toutes vos bafouilles en rentrant !

mardi, mai 02, 2006

Rencontre du deuxieme type

Bonjour a tous,

Un petit post rapide pour vous dire que j'ai bien retrouve la bete dans sa nouvelle (grande) taniere qu'est le village de Kunming, qui compte tout de meme entre 2 et 8 millions d'habitants selon les sources (du petit fute au fute barbu :-)

On a deguste des brochettes de volaille crue apres s'etre frotte contre un elevage, et on n'est meme pas enrhumes. Atchoum me dit Charles...

Voila voila, les avions chinois ressemblent sensiblement aux avions francais, a part qu'il y a 'achement plus de chinois dedans. Sinon, ils y servent un boeuf au curry tout a fait correct :-)

Bon, un peu creve la quand meme (il est 23h36 heure locale, soit 17h36 au pays de la baguette, ce qui fait que je n'ai pas dormi depuis a peu pres 33 heures), alors je vais m'arreter la.

Pouf pouf, a tres vite avec mes premieres impressions

ROdolphe